L’attaque du Tupa : A qui nie les facilités de la technologie

On s’était déjà gaussé du Tupa sur ce blog avec quelques détails pseudo-scientifiques, déjà, oui. Mais avec l’usage, on découvre que le Tupa peut devenir aussi familier qu’un poisson rouge ou de la couleur qui vous plaira.

Quel besoin de faire un montage compliqué avec une bande-son triturée ? On filme le Tupa en faisant des bruits insolites avec sa bouche et ensuite on passe la bande à l’envers, c’est pas beau la technologie ?

*

*

Merci de votre attention.

Share/Save

No Comments

Livres et Films : Tolkien, Rowling, Herbert

Grand insomniaque et donc tourneur de pensées en boucle, mais aussi par chance lecteur compulsif, je dois des heures innombrables d’une sérénité reposante, presque égale au sommeil, à la relecture de trois grands cycles littéraires.

A l’adolescence, mon ami Laurent J*** me fit découvrir le Seigneur des Anneaux et deux ou trois ans plus tard, le cycle de Dune. Quant à Harry Potter, ce fut un présent de Youna Z***, de même, une amie chère. Qu’ils soient tous deux remerciés pour les raisons citées ci-dessus.

Venons-en au sujet : C’est un truisme, les adaptations cinématographiques issues des oeuvres d’encre et de papier satisfont rarement. La nécessaire incarnation des personnages dont on s’est approprié l’image en tant que lectrice ou lecteur, le sacrifice de la substance des portraits et des pensées sur l’autel de l’action, l’inévitable raccourci d’une diffusion temporellement limitée, autant de clefs pour expliquer le désappointement inéluctable des amoureux des livres. Le spectacle n’est pas le même, non plus que les moyens, soit.

Indépendamment du fait qu’imager des univers réalistes ou fantastiques soit ce à quoi le cinéma se prête, il existe, selon moi, des réalisations fameuses de fidélité dans l’idée, par exemple, le Lawrence d’Arabie de David Lean à partir du récit de guerre les sept piliers de la sagesse par le véritable Major Lawrence (j’excepte la mort de Faradj et Daoud mais Anthony Queen fait un formidable Aouda), le Nosferatu de Werner Herzog sur le Dracula de Bram Stocker (où les journaux intimes constitutifs du roman ne s’amoindrissent que par leur nombre sans perdre de leur effet) ou encore des réussites évidentes de transposition, et d’enrichissement, comme le Apocalypse Now de Francis Ford Coppola tiré du Coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

En revanche, les cycles, dont nous parlions initialement, convertis en films ont eu le don de m’agacer par bien des côtés mais je voudrais limiter cet avis tout à fait subjectif - cela va de soi - à la distribution de rôles fondamentaux ou secondaires à des acteurs qui dénaturent, et même discréditent le personnage virtuel.

Dune

Commençons par Dune. Gageure certainement que de désirer porter à l’écran une saga qui est parfois davantage un traité de politique qu’un roman d’anticipation. Où se trouve le grand dessein de projeter le devenir d’une humanité aux dimensions d’un espace infini, qui accroit ses talents et son mode de vie par le truchement d’une discipline personnelle et l’emploi de l’épice ? On se le demande, mon trésor. En tout cas, pas dans le film. Si les personnages du roman ne possèdent pas la densité psychologique de ceux de Dostoievski, on n’y est pas moins attaché. Je retiens que  Duncan Idaho, personnalité touchante de fierté naïve et professionnelle, devient dans le film de David Lynch un personnage falot à l’allure de militaire d’opérette et qu’il a perdu un des ses attributs essentiels : la longue chevelure noire de karakül… Quant au reste, je me tais : Faire des effets aussi spécieux que spéciaux sur les vers des sables, voilà le seul intérêt peut-être de la tentative. On attend la sortie d’un nouveau Dune en 2010. Espérons mieux.

Tolkien

Poursuivons avec Le Seigneur des Anneaux dans la version de Peter Jackson. Inutile d’épiloguer sur la difficulté de faire jouer des hobbits et autres elfes… Frodon et ses commensaux me paraissent passablement réussis hormis le vieux Bilbon au visage pointu qui ne rappelle sans doute pas la bonhommie ronde de l’esprit de Tolkien. Enfin, ce qui est choquant, pour moi, ce sont surtout les personnages qui représentent le plus de pouvoir ou de majesté. Elrond ne ressemble à rien de raisonnable et surtout, surtout, l’éminent Gandalf n’est qu’un vieillard buriné et sans prestige. Faute impardonnable pour un personnage capital… Un bon point pour Christopher Lee en Saroumane fort crédible.

Harry Potter

Finissons par Harry Potter dont la filiation avec l’oeuvre de Tolkien, entre autres, est manifeste, comme celle de Tolkien, entre autres, l’est avec la matière de bretagne, c’est-à-dire le cycle arthurien de la table ronde. Merlin, Gandalf, Dumbledore sont des avatars d’un archétype certainement très ancien pour notre plaisir. Le graal multiplié par J. K. Rowling sous forme des reliques de la mort aussi bien que de horcruxes est le symbole fractionné de ce que John Ronald Reuel Tolkien réalise déjà avec les anneaux ou les palantir. Mais nous comptons achever notre persiflage sur feu Richard Harris qui pour être irlandais n’en est pas moins très éloigné de la noble figure notamment celtique qu’il incarne, puis Mickaël Gambon qui atteint le pire ressemblant plutôt à un ivrogne chevrotant qu’au plus grand sorcier de tous les temps.

Qu’en est-il entretemps des autres personnages de L’école des Sorciers aux Reliques de la Mort ? Il faut préciser que la réalisation des volumes de Harry potter au cinéma est partagée. Chris Colombus a opté pour une fidélité fort agréable, et particulièrement pour ce qui est de la famille Dursley. Son successeur Alfonso Cuaron introduit Gary Oldman jouant un Sirius Black dément, grossier et moustachu qui n’a que très peu à voir avec l’original romanesque, lequel est un aristocrate rebelle à l’élégance fin de race. Je suis également irrité du choix de Mark Williams qui ne réussit pas à rendre antipathique Arthur Weasley mais qui est très éloigné du portrait livresque (dont la calvitie avancée, la silhouette élongée et les lunettes de travers forment les traits principaux). Quant aux réalisateurs suivants, Mike Newell et David Yates, ils font souffrir la mise en images d’une solution de continuité partielle à leur corps défendant.

S’agissant des rôles féminins, Emma Watson correspond fort bien selon mon goût à Hermione Granger mais que dire d’une Katie Leung, dont les joues empâtées, le nez quelconque, ôte le charme deviné de la Cho Chang du roman ou encore une Ginny Weasley (Bonnie Wright) dont rien ne rappelle la chevelure et le caractère volcanique. Pourquoi ce choix d’une figure atone alors que le petit bout de femme quasi-garçonne qui deviendra l’épouse de Harry est l’une des personnalités fortes du cycle depuis La chambre des Secrets ?

Qu’on me comprenne bien. Il n’y a aucune chance pour que les actrices et les acteurs que je dénigre aient jamais connaissance de la chose et j’en suis heureux. Je ne souhaite pas du tout leur faire porter la responsabilité de propositions qu’ils ont acceptées et non faites. Ce sont précisément les réalisateurs que j’incrimine. Qu’un Brad Pitt ne sache rien de l’Iliade pour se mettre dans la peau d’Achille, d’accord. Qu’un réalisateur le choisisse, c’est autre chose. L’enjeu est une filiation niée par les réalisateurs au détriment d’une oeuvre écrite qu’ils devaient assimiler pleinement avant de la couler dans leur propre mode d’expression et je ne veux pas dire par là qu’ils n’étaient pas sous le joug de nombreuses contraintes mais qu’ils auraient dû à l’honnêteté de s’interroger davantage sur le reflet pertinent des humains possibles devant rendre compte des personnages de papier. Voilà résumés mes griefs.

Cela fait songer à l’histoire drôle sur Hollywood où le producteur surgissant sur le plateau demande :

- Qu’est-ce que c’est que ces douze types-là ?

- Ce sont les douze apôtres !

- C’est miteux. Mettez m’en quarante de plus !

J’en viens donc au merveilleux, et humain trop humain, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Création majeure de J. K. Rowling qui à l’instar de Maître Tolkien, a fait jaillir d’un creuset magique, où ont été fondus des prédécesseurs illustres, une figure nouvelle, complète et admirable. Pour moi, Albus Dumbledore n’est pas seulement l’artisan global de l’intrigue du cycle de Harry Potter, il est vraiment le parti pris de la courtoisie mesurée à l’égard de tous, d’un humour natif qui ne blesse personne, et celui dont la force réside dans l’aveu de ses faiblesses. Pourrait-on reprocher au personnage une certaine hauteur née de sa supériorité dans son commerce avec le ministère de la magie quand il confie à son protégé le mépris en lequel il se tient lui-même ? Albus-le-blanc, comme Gandalf, (mais nullement empreint de colère), Perceval dont la chasteté seule peut atteindre le graal (id est la destruction de Voldemort), ajouté à Wulfric qui opère la jonction des caractères celtiques et de l’influence saxonne, du Beowulf au tueur de loup, Brian enfin qui ramène à l’Irlande et qui vainqueur assassiné à la bataille de Clontarf en 1014 contre les Vikings préfigure le destin du Héros de Rowling, assurant la victoire des siens au prix de sa mort.

J.K. Rowling - toujours vivante et que sa vie soit encore longue et heureuse - pourrait sans doute infirmer mes allégations. Il est toutefois à parier que ces élucubrations lui échapperont et que, par conséquent, je puis continuer à me ridiculiser dans une parfaite inadéquation interprétative sans risques sérieux. Toujours est-il que la voix plaintive de Mickaël Gambon, sa trogne de vagabond, son manque de prestance, sa barbe enserrée d’un élastique bouffon à milieu de sa longueur, sa toque tronquée où l’on attendait le cône traditionnel qui signifie l’élévation du mage sont des éléments rédhibitoires à ce qu’un tel acteur puisse revêtir la robe de l’homme docte, sensible, précieux qu’il a charge de personnifier. Un vrai grand homme de fiction comme Dumbledore s’impose à la réalité. Cette trahison cinématographique me semble une calamité pour celles et ceux qui ne lisent pas…

Merci de votre attention.


Share/Save

No Comments

Défi de Mao n°9 : Champignon

Je vous rappelle que pour savoir ce qu’est un défi de Mao, vous cliquez sur le playmobil… car vous aussi, vous pouvez participer !

défi n°9

La contribution de la Créature des Marais se passe de commentaires, non ?

Une blague moisie de la CdM

Merci de votre attention.

Share/Save

5 Comments

Bora Bora, entre Fenua et Motu

Evidemment, c’était en janvier avant le cyclone Oli… Fenua, c’est la terre avec la montagne, l’île haute, et Motu, le banc corallien, sable blanc et cocotiers, qui borde le lagon.

Bora Bora, Ile sous le vent, Archipel de la Société

Bora est un Fenua entouré d’un lagon lui-même enceint d’un chapelet de Motu… Une splendeur !

Bora Bora : Entre Fenua & Motu

Cette photo est en attente d’être placée sur google earth. Deux autres sont déjà en ligne, “Sunset on Moorea” et “Presqu’île de Taiarapu“. Une fois sur la page, vous pouvez cliquer sur ces photographies ou bien les ouvrir via google earth pour voyager un peu. Merci de votre attention.

Share/Save

No Comments